Un prisme de verre posé sur une surface claire décompose un rayon de lumière en un ruban coloré

Lumière rouge et proche infrarouge : de quoi parle-t-on exactement

« Lumière rouge », « proche infrarouge », « 830 nm » : ces termes reviennent sur toutes les fiches produit du secteur, rarement expliqués. Ils désignent pourtant des choses précises, qui relèvent de la physique et se vérifient. Cet article explique ce qu'ils veulent dire, et pourquoi nous en publions certains et pas d'autres.

Un prisme de verre posé sur une surface claire décompose un rayon de lumière en un ruban coloré

Une couleur est une longueur d'onde

La lumière visible est une onde. Ce que nous percevons comme une couleur correspond à une longueur d'onde, c'est-à-dire à la distance entre deux crêtes de cette onde. On la mesure en nanomètres, abrégés en « nm » — un nanomètre étant un milliardième de mètre.

Aux longueurs d'onde les plus courtes du spectre visible, l'œil voit du violet et du bleu ; aux plus longues, de l'orange et du rouge. Un prisme ne fait rien d'autre que séparer ces longueurs d'onde, ce qui rend la chose visible d'un coup d'œil.

Dire « lumière rouge » sans plus de précision, c'est donc désigner une zone du spectre, pas une valeur. C'est exactement pour cette raison que les fabricants sérieux indiquent un nombre en nanomètres : c'est la seule façon de dire de quelle lumière on parle.

Le proche infrarouge commence là où l'œil s'arrête

Au-delà du rouge visible, l'onde continue, mais l'œil humain ne la perçoit plus. C'est ce qu'on appelle l'infrarouge, et sa première portion — celle qui jouxte immédiatement le rouge — est le proche infrarouge.

Une conséquence pratique en découle, et elle surprend souvent : une diode proche infrarouge peut fonctionner sans que vous voyiez grand-chose. Un appareil qui paraît peu lumineux n'est pas forcément un appareil éteint. C'est une source fréquente de doute chez les nouveaux utilisateurs, et c'est une question de perception, pas de fonctionnement.

Pourquoi la longueur d'onde figure sur une fiche technique

La profondeur à laquelle une lumière pénètre un tissu dépend de sa longueur d'onde. C'est une propriété optique mesurable, indépendante de tout effet supposé sur l'organisme : une revue publiée en 2025 dans Lasers in Medical Science (Zhang et Wu) consacre l'essentiel de son propos à cette relation.

C'est pourquoi la longueur d'onde n'est pas un détail de fiche technique mais la caractéristique la plus structurante d'un appareil à diodes. Deux casques affichant le même nombre de diodes mais des longueurs d'onde différentes ne font pas la même chose au sens physique du terme.

Ce que nous publions, et ce que nous ne publions pas

Le Hairynov Souple compte 120 diodes et fonctionne à 830 nm, dans le proche infrarouge. Ces deux valeurs sont documentées et nous les publions.

Le Hairynov Pro compte 272 diodes et propose trois niveaux d'intensité. En revanche, nous ne publions pas sa longueur d'onde : nos sources se contredisent sur ce point et nous n'avons pas de valeur que nous puissions garantir. De même, nous ne publions ni le nombre de diodes ni la longueur d'onde du Hairynov Nomade, pour la même raison.

Nous préférons une fiche incomplète à une fiche fausse. Une donnée manquante se voit et se corrige ; une donnée plausible mais inexacte se recopie indéfiniment. Si vous voyez ces chiffres circuler ailleurs pour des appareils comparables, demandez d'où ils viennent avant de les croire.

Diode, LED, laser : quelle différence ?

Une diode électroluminescente — LED, en anglais — émet de la lumière autour d'une longueur d'onde donnée, dans un cône assez large et avec une certaine dispersion spectrale. Un laser émet une lumière beaucoup plus étroite en longueur d'onde et beaucoup plus directive.

Les deux technologies apparaissent dans la littérature sur la photobiomodulation, ce qui explique une partie de l'hétérogénéité des protocoles décrite dans Lumière rouge et cheveux : ce que dit la recherche. Les casques Hairynov utilisent des diodes, pas des lasers.

Et la sécurité des sources lumineuses ?

La sécurité photobiologique des lampes et appareils à lampes fait l'objet d'une norme internationale, la norme CEI 62471, qui classe les sources en groupes de risque selon leur émission et la durée d'exposition envisagée.

Nous mentionnons cette norme parce qu'elle constitue le cadre de référence du secteur. Nous ne communiquons pas de classement pour nos propres appareils, faute d'un document que nous puissions produire à l'appui. Les précautions d'usage que nous recommandons figurent sur notre page Précautions.

Questions fréquentes

Que signifie « 830 nm » ?

Que la lumière émise se situe autour de 830 nanomètres de longueur d'onde, c'est-à-dire dans le proche infrarouge, juste au-delà de la portion du spectre que l'œil perçoit. Cette valeur concerne le Hairynov Souple.

Pourquoi mon appareil ne semble-t-il pas très lumineux ?

Parce qu'une part de l'émission peut se situer dans le proche infrarouge, que l'œil ne voit pas. La luminosité perçue n'est pas un indicateur de fonctionnement.

Plus de diodes, est-ce mieux ?

Ce n'est pas une question à laquelle on peut répondre par oui ou par non. Le nombre de diodes décrit une surface de couverture, pas une performance. Il se compare utilement entre deux appareils de même longueur d'onde, beaucoup moins entre deux appareils différents.

Sources

  • Zhang WF, Wu H. Lasers in Medical Science, 2025, vol. 40, article 367. DOI : 10.1007/s10103-025-04616-3
  • Commission électrotechnique internationale, norme CEI 62471, Sécurité photobiologique des lampes et des appareils utilisant des lampes.

Pour aller plus loin

Notre page Comprendre la lumière rouge reprend ces notions côté usage, et notre article Nomade, Souple ou Pro compare les trois formats de la gamme.

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